John Giorno

∞ — 4 décembre 1936 — 11 octobre 2019 — ∞

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© John Giorno

 

Série de 49 lectures hommages qui emprunte la durée du Bardo Thodöl (ou Livre tibétain des morts décrivant les états de conscience et les perception qui se succèdent après la mort jusqu’à la renaissance ou la libération du cycle des réincarnations) et, dans une certaine mesure, son intention, non pas dans un sens religieux à travers la récitation des textes canoniques (John Giorno était bouddhiste, suivant le courant nyingma du bouddhisme tibétain, son Sangha doit s’en charger) mais comme un accompagnement qui exprime affinité et affection, infusant sa poésie dans la rue, le quotidien, le banal – parfois si profond quand on sait le regarder – comme il n’a cessé de le faire.

49 courtes vidéos, donc, spontanées (une prise), de lectures de textes de John Giorno pendant quarante-neuf jours. La majorité est de moi mais participent également des étudiant-e-s et diplômé-e-s du Master de Création littéraire du Havre, des personnes que je croise…

Les textes de John Giorno lus sont majoritairement tirés de Il faut brûler pour briller (traduit de l’anglais – États-Unis – par Julie et Jean-René Etienne, Éditions Al Dante, 2003) et Suicide Sûtra (traduit de l’anglais – États-Unis – par Gérard-Georges Lemaire, Éditions Al Dante, 2004, première édition Christian Bourgois éditeur, 1980).

 

Bardo jour #1, 13/10/19 07h30, Paris, Il faut brûler pour briller p. 11-13.
(Le square est vide, un homme passe sans lever la tête.)

 

 

Jour #2, 14/10/19 08h35, Paris, Il faut brûler pour briller p. 14-16.
(Des ouvriers s’affairent au pied de l’immeuble, ils lèvent distraitement la tête en voyant cette couverture brique qui flotte quelques minutes devant une fenêtre ouverte.)

 

 

 

Bardo jour #3, 15/10/19 10h35, Le Havre, Il faut brûler pour briller p. 15-16
(John Giorno présenté aux étudiant-e-s du Master de Création littéraire du Havre. En lecture : Camille Reynaud, Jean-Christophe Cros, Marie Houdret-Lobjoit, Lola Thiery.)

 

 

 

Bardo jour #4, 16/10/19 08h30, Le Havre, Il faut brûler pour briller p. 16-18
(Les mouettes se taisent le temps de la lecture.)

 

 

 

Bardo jour #5, 17/10/19 09 h, Paris, Il faut brûler pour briller p. 23-24.
(Devant la circulation matinale.)

 

 

 

Bardo jour #6, 18/10/19, Paris, « Just say no to family values ». Par Léa Vassal.
(Devant l’église Notre Dame de La Croix de Ménilmontant.)

 

 

 

Bardo jour #7, 19/10/19, Athus, Belgique, « Sleep le film d’Andy Warhol », Il faut brûler pour briller, p. 121-122. Par Guillaume Sørensen.
(Dans son bureau de travail après une journée ferroviaire.)

 

 

 

Bardo jour #8, 20/10/19, 23h15, Paris, « Totalement soumis au leurre », Il faut brûler pour briller p. 105-107.
(Un dimanche, tard, retour d’un spectacle de La Ribot avec Jacques et de l’anniversaire de Yannick à Saint-Ambroise – les précieux-ses. Avec une œuvre de Bernard Heidsieck – ami de John Giorno – en arrière-plan.)

 

 

 

Bardo jour #9, 21/10/19, 12h50, Le Havre, « Suicide Sutra » Il faut brûler pour briller p. 159-162.
(La rumeur de la rue après celle du train avant celle de l’école. Une certaine désolation décorative.)

 

 

 

Bardo jour #10, 22/10/19, 16h10, Le Havre, « Sleep le film d’Andy Warhol », Il faut brûler pour briller p. 154.
(Après le séminaire, la salle de conférences comme une plage – normande.)

 

 

 

Bardo jour #11, 23/10/19, 20 h, Paris, Il faut brûler pour briller p. 29.
(John Giorno lu aux sportifs et depuis un stepper – après une anesthésie dentaire.)

 

 

 

Bardo jour #12, 24/10/19, 21 h, Le Havre, « Sleep le film d’Andy Warhol », Il faut brûler pour briller p. 152-153. Par Isabelle Rodriguez.
(Sur la passerelle François le Chevalier qui traverse le bassin du commerce – en arrière plan, le Volcan d’Oscar Niemeyer.)

 

 

 

Bardo jour #13, 25/10/19, 22 h, Aiacciu, Il faut brûler pour briller p. 88-89.
(Chez Christian & Marie-Jeanne – et leurs poissons. Après une télé, du champagne, des rires, des vagues et des étoiles ; une inquiétude.)

 

 

 

Bardo jour #14, 26/10/19, 11h30, Aiacciu, Il faut brûler pour briller p. 117. Par Marie-Jeanne Maïni.
(Sur la plage du Trottel après une séance de yoga kundalini.)

 

 

 

Bardo jour #15, 27/10/19, 11h20, Aiacciu, Il faut brûler pour briller p. 42-44.
(Sur la plage du Trottel avant de partir à l’aéroport.)

 

 

 

Bardo jour #16, 28/10/19, 14h30, Paris, Il faut brûler pour briller p. 118-119.
(La fenêtre entrouverte sur le temps automnal et les cris des enfants qui jouent dans la rue.)

 

 

 

Bardo jour #17, 29/10/19, 10h30, Le Havre, Suicide Sûtra p. 117.
(Avec des étudiant-e-s du Master de Création littéraire du Havre : Zoé Cosson, Jean-Christophe Cros, Corto Parrinello, Océane Pacaud, Julien Bretaudeau.)

 

 

 

Bardo jour #18, 30/10/19, 12h30, Le Havre, Suicide Sûtra p. 140-142.
(Gris béton et nuage, ma voix porte au-delà de cette cour intérieure. La rue bruisse.)

 

 

 

Bardo jour #19, 31/10/19, 16 h, Paris, « Sleep le film d’Andy Warhol », Il faut brûler pour briller, p. 132. Par Véronique Hubert.
(Échange de bons procédés : je lis un passage de Temps profond de Denis Roche pour les Une Page de Véronique qui vient filmer chez moi, je lui propose de participer au Bardo pour John Giorno… On dirait qu’elle lit pour la bibliothèque – attentive.)

 

 

 

Bardo jour #20, 01/11/19, 17h30, Paris, Il faut brûler pour briller, p. 56-58.
(En rentrant du sport, prisonnière de la lumière électrique pour contrer la nuit grandissante.)

 

 

 

Bardo jour #21, 02/11/19, 16h30, Paris, Il faut brûler pour briller, p. 108-110.
(Résistant à la pluie par le chant, les livres, les amis, le début de la saison des kakis, le menetou-salon.)

 

 

 

Bardo jour #22, 03/11/19, Le Havre, Suicide Sûtra, « Dompter des démons en Amérique », p. 41-43. Par Valentin Savoye. (Dans sa cuisine.)

 

 

 

Bardo jour #23, 04/11/19 5 h, Paris, Suicide Sûtra, « Dompter des démons en Amérique », p. 57-60. (Encore une cuisine. Dans l’épaisseur de la nuit qui est déjà le jour.)

 

 

 

Bardo jour #24, 05/11/19 10 h, Malakoff, Il faut brûler pour briller, p. 21-22. Par Béatrice Cussol. (Dans son atelier, avec un rayon.)

 

 

 

Bardo jour #25, 06/11/19 19h, Paris, Il faut brûler pour briller, p. 18. Par Olivier Mellano. (Chez Betty – à Gambetta – avant l’affluence – et au vin naturel. How we tried a new combination of dead sparkling stars.)

 

 

 

Bardo jour #26, 07/11/19 0h30, Paris, « Just say no to family values ». Par John Greaves. (Chez Betty, featuring Hélène Frappat. De John à John, du Pays de Galles aux États-Unis – « let us celebrate the glorious qualities of booze ».)

 

 

 

Bardo jour #27, 08/11/19 2 h, Paris, Suicide Sûtra, p. 156-157. (Encore la nuit – lendemains.)

 

 

 

Bardo jour #28, 09/11/19 11 h (?), Il faut brûler pour briller, « La vie vous tue », p. 25-29. Par Jacques Houssay. (En poudre d’escampette.)

 

 

 

Bardo jour #29, 10/11/19 10h30, Malakoff, Il faut brûler pour briller, p. 63-65. Par Béatrice Cussol. (Sur sa terrasse, exilée dans la vie domestique.)

 

 

 

Bardo jour #30, 11/11/19 17h30, Paris, Suicide Sûtra, p. 88-89. Par Stéphanie Solinas. (Et brouhaha du Nemours, Palais-Royal.)

 

 

 

Bardo jour #31, 12/11/19 10h10, Le Havre. Suicide Sûtra. Par des étudiant-e-s du Master de Création littéraire : Julien Bretaudeau, Océane Pacaud, Lola Thiery, Claire Baglin, Wanda Pendrié. (La pluie qui orne les cheveux des étudiant-e-s de l’atelier ; la joie d’en être l’instigatrice, bouleversée chaque semaine par tant de talents et d’intensités. Puissent leurs mots, leurs phrases trouver bientôt des lectrices et lecteurs à émouvoir…)